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Makibefo (1999)

C’est l’histoire d’un homme qui s’élève au pouvoir, guidé par de sanglantes ambitions: Makibefo et Bakoua viennent de capturer Kidoure, accusé d’avoir tenté d’usurper le trône de leur roi. Au retour, ils rencontrent un sorcier qui leur prophétise le meurtre de Kidoure et l’accession prochaine de Makibefo au pouvoir. Miséricordieux, le roi pardonne le traître, mais sans compassion son fils Malikomy assassine Kidoure. Dorénavant la seconde prédiction du sorcier hante l’esprit de Makibefo et de sa femme, Valy Makibefo. Convaincue des hautes destinées de son mari, elle complote le meurtre du roi et pousse sans scrupules Makibefo à perpétrer le crime. Makibefo, lui, hésite. Il sait qu’une fois l’ultime traîtrise accomplie, ils ne pourront plus revenir en arrière. Car si tous deux pourront facilement laver leurs mains du sang royal, parviendront-ils à faire de même avec leurs âmes?

Alexander Abela est née en 1965 à Coventry, Angleterre. Avant de devenir réalisateur il était océanographe et avait changé de carrière en 1997. Il prépare aujourd’hui son prochain long métrage, Ventilator Blues et co-écrit Zarafah, un long métrage en animation.

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Commentaire de presse

L’enfance de l’art, tout simplement. “Je voulais retourner aux bases des pionniers, ceux du cinéma muet, et découvrir le langage des images à son état pur”, déclare Alexander Abela, réalisateur anglais de ce premier film exemplaire au micro-budget. En dépit de ces conditions de production, le film ne dégage pas une impression de pauvreté. Au contraire, c’est une splendeur plastique, une pantomime incarnée aux dialogues restreints, où des corps noirs émaciés, mais aussi d’une dignité inouïe, s’inscrivent magiquement sur la page blanche des dunes de sable qui constituent l’habitat de ces pêcheurs d’un autre âge.
Vincent Ostria, Les Inrockuptibles

S’il est peu ‘parlant’, ce cinéma d’Abela est riche des sons et des musiques du peuple Antandroy accompagnant la lente damnation de Macbeth et de sa lady. Une bande-son qui est une sorte de scintillante mise en musique de la poésie shakespearienne. Au rythme lancinant du pilon manié par les femmes, au son entêtant des chants d’enfants, les hommes s’affrontent des yeux et des lances, et l’on retrouve là comme l’essence de la tragédie antique. Des hommes fragiles et beaux vêtus de simples pagnes, courant à leur perte dans une image surexposée, poussés par le chœur des villageois, embarqués par le flux et le reflux d’un océan fatal. Comme la vie selon Shakespeare, le film semble n’être ‘qu’une ombre en marche’.
Annick Peigné-Giuly, Libération

Comments

Merja Mahrt, Friedrichshafen
Un film d’une visualité vibrante, réduit à l’essentiel, mais pas moins captivant à travers la passion des acteurs amateurs. Qui aurait pensé que le vieil homme était si plein de vitalité?

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